Vous avez plus de 60 ans et souhaitez souscrire un prêt immobilier sans apport ? Est-ce possible ? Quelles sont les solutions envisageables ?

Il ne faut pas croire que les jeunes emprunteurs sont les seuls à ne pas avoir d’apport personnel. De nombreux seniors se retrouvent dans cette situation suite à une séparation ou un arrêt anticipé de leur activité professionnelle. Quelles sont les conditions à réunir pour convaincre la banque ? Réponses !

Obtenir un crédit sans apport quand on est senior

Vous avez besoin d’un financement pour concrétiser votre projet immobilier ? Vous vous en doutez, votre dossier sera plus compliqué que celui d’un jeune couple qui souhaite acquérir sa résidence principale. Pour autant, cette opération n’est pas impossible passé 60 ans ! En effet, les banques étudient les dossiers des seniors au cas par cas. Pour convaincre, mieux vaut justifier de revenus réguliers et stables, et ne pas avoir accumulé un taux d’endettement trop fort auparavant.

Seul l’âge auquel les échéances doivent être remboursées peut vous freiner dans votre projet car les banques fixent généralement une limite de 85 ans. Ce seuil peut varier sensiblement d’un établissement à l’autre.

Négocier l’assurance emprunteur

Au moment de l’octroi de crédit, peu d’emprunteurs se focalisent sur l’assurance de prêt immobilier. Pourtant, cette couverture représente une large part du coût total du crédit, c’est d’autant plus vrai pour les seniors.

Pour réaliser des économies, les plus de 60 ans ont tout intérêt à comparer les contrats en recourant à un outil 100 % en ligne. Rappelons que depuis l’entrée en vigueur de la loi Lagarde en 2010, les emprunteurs peuvent contracter une assurance de prêt externe à condition qu’elle propose des garanties au moins équivalentes. Le changement d’assurance est également facilité grâce à la loi Hamon et l’amendement Bourquin.

Choisir la bonne garantie

Dans le cadre d’un crédit immobilier senior sans apport, le prêteur peut demander plusieurs garanties pour se protéger contre l’insolvabilité de l’emprunteur. Voici les principales garanties utilisées :

  • L’hypothèque : par cet acte, l’emprunteur bénéficie d’un crédit tout en restant propriétaire de son bien et la banque est assurée de récupérer l’argent prêté. L’hypothèque fait l’objet d’un acte notarié qui mentionne la somme empruntée. Les coûts de la prise d’hypothèque et de la mainlevée sont déterminés par rapport au montant initial du prêt.
  • Le privilège du prêteur de derniers (PPD) : cette garantie permet à l’organisme bancaire d’être indemnisé en priorité en cas de non-remboursement du crédit. Notons cependant qu’elle ne peut pas servir à garantir une partie du prêt destinée à financer des travaux.
  • Le cautionnement : il s’agit d’un contrat par lequel un organisme s’engage à rembourser un crédit à la place de l’emprunteur dès lors qu’il ne peut plus s’acquitter de sa dette. Cet engagement prend fin à la date prévue dans l’acte de caution ou une fois que le prêt immobilier est intégralement remboursé.
  • Le nantissement : cette garantie peut porter sur des placements financiers tels que des titres, un contrat d’assurance-vie ou des parts de sociétés. En cas de défaillance de l’emprunteur, la banque se réserve le droit de vendre ces valeurs pour se faire rembourser. L’avantage du nantissement est qu’il s’effectue sans délais ni frais de dossier.

Comparer les offres de crédit immobilier

Si vous n’avez pas d’apport personnel, n’hésitez pas à comparer les différentes offres proposer sur le marché. Le comparateur de crédit immobilier sans apport peut vous faire gagner un temps précieux et réaliser d’importantes économies. Sachez que cette tâche peut aussi être confiée à un courtier expérimenté.